Un petit bout d’histoire….

Il était une fois Quatre amis amateurs de Bières qui, dans un moment de folie, décident de se lancer dans une grande aventure… Créer une brasserie. Voici un petit bout d’histoire. Parole à Johan notre maître brasseur à l’origine de cette idée folle.

 

La naissance de Karbo

Je suis bourguignon ! Un bon verre de vin, un bon repas, un bon whisky tourbé, un bon havane… Bref amateur de bonnes choses… En Belgique nous pouvons être fiers de nos bières. Pourtant, dans le temps, je n’en étais pas vraiment fan. Depuis 20 ans, ce sont toujours les mêmes amis qui ont utilisé les mêmes arguments pour m’expliquer pourquoi c’était une faille dans ma culture culinaire. Ils m’ont donc fait découvrir et goûter quantité de bières et au fil du temps, j’ai apprécié de plus en plus. C’est cela des vrais amis. Et comme j’ai un esprit assez cartésien (on me l’a souvent fait remarquer…) et curieux des choses, cela ne me suffisait pas de déguster de la bière. Non, si je devais me faire une opinion, il fallait que je me documente. Plus encore, le goût et comparer ne me satisfaisait pas. Brasser sa propre bière était une étape qui, même de l’avis de mes bons amis était une idée dingue. Et pourtant ! Une recherche de processus de brassage et des combinaisons d’ingrédients et de saveurs a commencé. L’achat d’un petit matériel de brassage a permis d’étudier des recettes que mes amis et moi faisions chez ma maman en en profitant bien sûr pour déguster de bonnes bières et fumer de bons cigares, c’est ça la vie…et l’amitié. De bonnes bières sont nées. Et puis, voir plus grand toujours plus grand. J’ai commencé à étudier les processus pour moudre le grain, de brassage, d’ébullition, de filtration, de mise en bouteille et de fermentation. Peu à peu, l’idée de se développer professionnellement et commercialement sur un certain nombre de bières a germé. Mon frère et mes amis m’ont suivi conscients que nous tenions quelque chose. La brasserie est née !

Comme fils de mineur – petit Bruno de Groot Vorst était mineur, il me semblait logique de mettre un lien historique. De plus, le Limbourg est un ancien pays de mine et de mineur avant l’essor de l’industrie minière les environs se composaient principalement de petits villages et d’exploitations agricoles. L’exploitation des mines a fait augmenter la région en termes de population. Beaucoup d’hommes, de nombreuses familles vivaient de la mine. Les hommes des villes ou originaires d’autres pays se côtoyaient dans les maisons des compagnons. Tout le monde vivait ensemble. Ces maisons rassemblaient toutes les nationalités, des Marocains aux Espagnols, des Italiens aux Turcs. Ils étaient soignés dans ces maisons des compagnons. L’église catholique avait au siècle dernier, dans le Limbourg un impact majeur sur la population. Le curé venait souvent voir les femmes au foyer pour parler de la situation familiale. Il incitait les garçons de la famille à aller travailler à la compagnie minière. Ce fut à la fois le cas dans le Limbourg et en Wallonie. Ils ont été appelés Mineurs ou gueules noires des charbonnages. Si notre bière devait être connue non seulement en Flandre, mais aussi en Wallonie il fallait trouver un nom qui passe partout. Alors mineur ou gueule noire ce n’était pas fun. Donc, nous en sommes venus après plusieurs verres de nos blondes et de nos brunes à se tourner vers l’espéranto. Le charbon, se dit Karbo en espéranto. Karbo sonne très bien dans toutes langues.

Brasserie Brewhouse Karbo & Beer-o-teca était née

L’aventure commencait.

A vous maintenant de découvrir la suite en dégustant nos bières.

Bon Plaisir.